Les Gaulois

Les GauloisDepuis le 19 octobre dernier et jusqu’au 2 septembre 2012, la Cité des Sciences et de l’Industrie présente une exposition consacrée aux Gaulois. Son intitulé – « une expo renversante » – est tout à fait approprié dans la mesure où elle chamboule bon nombre d’idées reçues que l’on pouvait avoir sur les Gaulois.

Si l’image que vous avez des Gaulois se rapproche de celle qui est véhiculée dans les aventures d’Astérix et Obélix, courez voir cette exposition ! Non, les Gaulois ne vivaient pas dans de petites huttes au fin fond des bois. Non, ils ne se nourrissaient pas de sangliers. Non, ils n’étaient pas entourés de forêts. Enfin – n’en déplaise aux antimondialistes qui ont fait d’Astérix leur mascotte –, les Gaulois ne vivaient pas en autarcie mais étaient bien intégrés au commerce international.

Les Gaulois : des Celtes

La Gaule est une invention de César. En effet, dans sa Guerre des Gaules, il raconte la conquête qu’il a faite, entre 58 et 52 av. J.-C., du territoire comprenant aujourd’hui la France, la Belgique, le Luxembourg et une partie de l’Allemagne. Il arrête sa conquête au Rhin, considéré comme une frontière naturelle entre ce qu’il appelle, à l’ouest, « Gallia », la Gaule, et à l’est, la « Germanie ». La Gaule telle que nous la comprenons de nos jours est donc une invention de César qui voulait donner une belle unité à sa conquête. Mais elle n’a aucune pertinence. En effet, avant César, les auteurs anciens utilisaient le mot Gallia – « Galates » chez les Grecs – pour désigner les peuples celtes qui s’étendaient des deux côtés du Rhin sur une bonne partie de son cours. Le mot « Gaulois », en latin, désigne donc les Celtes et, plus particulièrement, ceux habitant la Gaule.

Les Celtes sont établis en Bohême dès le IIe millénaire av. J.-C. Leur civilisation s’épanouit à partir de 800 ans av. J.-C. environ, date qui marque le début de la période du Premier Âge du fer – ou période de Hallstatt, du nom d’un site archéologique important datant de cette époque. Elle s’est répandue largement en Europe, jusqu’aux îles Britanniques, à l’Espagne (les Celtibères) et à l’Asie Mineure (les Galates). Aux environs de 450 av. J.-C., commence la période du Second Âge du fer – ou période de la Tène – qui voit le cœur de la puissance celte se déplacer vers les Alpes. Néanmoins, le monde celtique n’a jamais connu d’unité politique et, parce qu’elles se sont développées dans des contextes géographiques variés, les sociétés celtiques ont été très différentes.

Une société gauloise dominée par une noblesse guerrière

On peut esquisser les contours de la société gauloise pour la période qui concerne le Ier siècle avant notre ère. Jules César, dans La Guerre des Gaules, écrit : « en Gaule, il y a deux classes d’hommes qui comptent et sont considérés. Quant aux gens du peuple, ils ne sont guère traités autrement que des esclaves. […] Pour en revenir aux deux classes dont nous parlions, l’une est celle des druides, l’autre des chevaliers. » Cette vision est réductrice dans la mesure où, par exemple, nous le verrons plus tard, les artisans et les marchands tenaient sans doute une place plus importante que ne le laisse penser le général romain. La société gauloise est composée d’une multitude d’unités politiques et sociale de différentes tailles, chacune agitée par des conflits. De grands personnages se trouvent à la tête de « factions » ou de « ligues ». Ces entités vont de la famille au sens large à la cité,  en passant par les cantons, les lignages, les clans, les communautés locales et les tribus. La cité désigne un regroupement à dénomination ethnique. Certaines sont importantes : les Éduens, les Séquanes, les Arvernes, les Allobroges, les Vénètes, les Bellovaques, les Tectosages…

Les grands personnages, à qui étaient confiées les charges politiques en fonction de leurs qualités guerrières, d’éloquence et de générosité, entraient dans une compétition qui se traduisait par des dépenses ostentatoires, signe de leur rang. Ces dépenses ont sans doute été l’un des moteurs du développement économique de la Gaule à partir du IIe siècle av. J.-C. Les richesses accumulées servaient aussi à payer toute une clientèle, parfois considérable. Ainsi, Orgétorix, de la cité des Helvètes, comparaît au tribunal de la cité accompagné de tous ses clients, c’est-à-dire de dix mille personnes…

César évoque aussi les druides. Ceux-ci étaient recrutés au sein de l’aristocratie afin d’exercer une charge religieuse, juridique ou politique. Ils ne formaient pas une caste sacerdotale. Ils suivaient une longue formation à l’écart des autres. Le nom de druide veut d’ailleurs peut-être dire « très savants ». En tout cas, c’est à eux qu’il revenait de trancher dans le cas où un conflit entre deux chefs ne pouvait être résolu. L’honneur était donc subordonné à l’autorité religieuse.

Des villages aux villes

La Gaule n’était pas un territoire couvert de massifs forestiers ponctués de clairières regroupant des huttes. Au contraire. Du IIIe au Ier siècle av. J.-C., les forêts ont été très attaquées par les Gaulois qui ont ainsi conquis de vastes espaces pour cultiver et construire. Le paysage ressemblait plus à des champs cultivés et des prairies, parsemés de fermes isolées et de hameaux, et sillonné par des routes empierrées et bordées de fossés reliant villages et villes, les fameux oppida. Un oppidum était un site, fortifié ou non, pouvant jouer différents rôles : capitale administrative, refuge pour la population rurale alentour, marché, quartier artisanal, entrepôts, centre religieux… Certaines bourgades gauloises s’étendaient sur des dizaines, voire des centaines d’hectares. Par exemple, Bibracte, au Mont Beuvray (Morvan) occupait de véritables fonctions urbaines. Avaricum (actuelle Bourges) était qualifiée par César de ville au sens fort du mot. C’est ainsi qu’on peut parler d’une « proto-urbanisation » de la Gaule.

Les Gaulois n’habitaient pas des petites huttes. Leurs maisons présentent, le plus souvent, un plan rectangulaire. Elles étaient construites en bois et en terre. Certaines pouvaient atteindre de grandes dimensions. Ainsi, à La Verberie (Oise), les fouilles ont permis de mettre au jour les restes d’une ferme de plus de vingt mètres de long pour une hauteur de près de dix mètres. Les Gaulois ont eu une intense activité de construction et se sont donc montré bons architectes. Les bâtiments étaient en effet construits selon des plans établis à l’avance et des procédés techniques bien déterminés. Un exemple le montre : à Acy-Romance (Ardennes), les Gaulois avaient construits, côte à côte, cinq bâtiments de tailles et de distances décroissantes, ce qui était un procédé de correction optique destiné à rectifier la perspective. Cet exemple traduit les réelles compétences architecturales des Gaulois.

Des activités économiques variées

Les campagnes gauloises étaient prospères. Leurs habitants ont en effet beaucoup défriché afin d’étendre les aires de culture et d’ouvrir des espaces où pouvaient paître les troupeaux. Les Gaulois ont donc fait un très fort usage du bois. Les recherches ont ainsi pu mettre en évidence un net recul de la forêt aux IIe et Ier siècles av. J.-C.

Les espaces ainsi gagnés sur le milieu naturel ont été consacrés à la culture de céréales et de légumineuses, ainsi qu’à l’élevage. Les céréales cultivées étaient l’amidonnier, l’épeautre et le froment pour les blés, l’orge, l’avoine et le millet. Notons que c’est probablement à partir d’orge fermentée qu’était fabriquée la boisson alcoolisée gauloise appelée cervoise. En matière de légumineuses, les Gaulois cultivaient le pois, la lentille et la féverole principalement. Les spécialisations régionales permettaient la production en grande quantité pour nourrir les grandes agglomérations et obtenir des surplus qui étaient exportés. Quant aux fruits, l’alimentation dans ce domaine était peu variée : principalement la prune.

L’élevage constituait l’autre grande activité agricole pour laquelle les Gaulois ont beaucoup défriché. Étaient élevés des bœufs, des porcs, des chiens, des chevaux, des ovins et de la volaille. Les débouchés étaient nombreux : force de travail, matières premières grâce aux os, aux cornes et au cuir, mais surtout usage alimentaire grâce au lait, aux œufs et à la viande. La consommation de celle-ci était très importante chez les Gaulois. C’est l’élevage qui la fournissait car la chasse était réservée à une élite et, de ce fait, n’apportait qu’une quantité négligeable de viande supplémentaire. Enfin, les peuples vivant en bordure de mer, tel les Armoricains, pouvaient aussi se consacrer à la pêche pour diversifier leur alimentation.

Les Gaulois furent aussi d’habiles artisans. Les objets luxueux retrouvés à l’occasion de fouilles archéologiques le montrent. Comme exemple, on peut citer ce casque d’apparat en fer, décoré d’or et de corail et dont les motifs sont parfaitement exécutés dans leurs moindres détails. Il a été mis au jour à Agris, en Charente et date du IVe siècle av. J.-C. Ce genre d’objet traduit bien la grande technicité des Gaulois, en particulier dans la métallurgie, et leurs goûts artistiques. Cet artisanat au service de l’aristocratie s’exerçait dans des ateliers spécialisés au sein des oppida ou à proximité des sites d’extraction de matières premières.

À côté de ces magnifiques objets étaient produits des biens plus ordinaires. Avec l’argile, les artisans fabriquaient des céramiques. Dès le IIIe siècle av. J.-C., l’utilisation d’un tour fut une grande innovation et permit une diffusion plus rapide, plus large et relativement standardisée des céramiques. Les peaux d’animaux servaient à la confection de ceintures et de chaussures. Quant aux os et aux bois d’animaux ils étaient utilisés pour les manches de couteaux. Le tissage constituait une activité nécessaire pour fabriquer les braies, ces pantalons portés par les Celtes, et autres vêtements. L’étain et le cuivre fournissaient la matière première pour l’élaboration de fibules et divers outils produits en série. Perles et bracelets étaient faits en verre. Les plantes tinctoriales étaient cultivées pour teindre les tissus avec des couleurs vives. Le centre de la Gaule produisit des vaisselles aux motifs végétaux, animaux ou géométriques. Quant au bois, dont les Gaulois maîtrisaient parfaitement toutes les essences, il servit aussi à la production de différents types de véhicules, depuis le char de guerre à deux roues jusqu’à la pirogue, en passant par le char de prestige ou le chariot de transport et de lourds bateaux… Au passage, notons que les mots char, benne et bagnole nous viennent du vocabulaire gaulois.

Au service de l’aristocratie, les artisans mettaient leurs compétences en pratique dans le domaine de l’armement. Ainsi, ils confectionnaient des cottes de maille, cette protection composée de milliers d’anneaux assemblés les uns aux autres, mise au point dès le IVe siècle en Europe de l’est. Le casque de fer muni de protège-joues offrait une si bonne protection que les Romains l’adoptèrent dès avant la guerre des Gaules. Quant au carnyx, il s’agit d’une trompe de guerre, destinée à donner les ordres et effrayer les ennemis, et dont l’extrémité s’orne d’une figure terrifiante, comme une tête de sanglier par exemple.

Des Gaulois bien intégrés au commerce international

Les Gaulois étaient bien intégrés aux circuits commerciaux de l’époque. En effet, à partir des oppida ou d’établissements ruraux importants étaient exportés les surplus. La viande, ainsi, faisait l’objet d’un commerce évoqué par le géographe grec Strabon. Des ateliers de saunerie se sont développés sur des sites côtiers dès le IIIe siècle afin de fournir le sel indispensable à la conservation des morceaux de viande pendant le transport. Les Gaulois exportent aussi du tissu. En témoigne le succès du sagum chez les différentes populations méditerranéennes : c’est un manteau gaulois très apprécié pour sa robustesse et sa simplicité. Sont exportés aussi granits et marbres sous formes de blocs taillés. Les exportations de fer, d’argent, de cuivre, d’étain, d’or et de plomb entraînèrent l’augmentation, du Ve au Ier siècle, du nombre de forgerons, de bronziers et d’émailleurs.

Les Gaulois importaient notamment des épices d’Orient, telle la coriandre qui est présente en Gaule depuis le IVe siècle. Surtout, ils faisaient venir du vin de Rome dont ils étaient très friands. Ce commerce de vin était tellement volumineux que les amphores, dont les Gaulois ne savaient plus quoi faire, servaient comme matériaux de construction !

Dans le cadre de ces échanges, les Gaulois produisaient et échangeaient des monnaies de bronze, d’argent, d’or ou d’électrum. Ces échanges donnaient lieu à des taxes élevées ainsi qu’à des opérations bancaires, au moins dans le dernier siècle avant notre ère. Les Gaulois ont donc largement participé aux activités économiques du monde antique.

La guerre chez les Gaulois

On a tendance à se représenter les Gaulois comme un peuple de guerriers indisciplinés. À tort. Leur suprématie militaire aux IVe et IIIe siècles traduit des qualités militaires certaines. D’ailleurs, dans le monde méditerranéen, les Gaulois étaient des guerriers très recherchés et ils ont servi comme mercenaires. Ainsi, dans l’affrontement opposant les cités grecques de Sparte et de Thèbes, deux mille Gaulois ont servi du côté spartiate. Dans le cadre des guerres puniques, opposant Rome à Carthage, des mercenaires gaulois ont combattu du côté carthaginois. À partir du IIe siècle, des Gaulois vont servir aussi du côté de Rome, y compris pendant la conquête de la Gaule par César. Le mercenariat, au-delà de son intérêt strictement militaire, a permis aussi la découverte réciproque de cultures voisines. La qualité de leur armement, leur cavalerie et leurs chars ainsi que leur organisation rigoureuse et leur logistique infaillible en ont fait des guerriers très recherchés.

Les croyances des Gaulois

Toutatis – ou Teutatès – : ce nom célèbre, bien connu en particulier grâce à Astérix sous la forme de l’exclamation « Par Toutatis ! » n’est pourtant pas celui d’un dieu. Ce terme pourrait se traduire par « le dieu de la tribu ». Il s’agit donc d’un qualificatif. « Dieu de la tribu » car les dieux des Gaulois étaient d’abord des divinités locales : en général, tel dieu n’est adoré que dans une région. Chaque peuple possédait son propre panthéon et ses lieux de culte. Ces derniers pouvaient se situer dans des endroits très variés : des fermes, des oppida, mais aussi des rivières, des grottes ou des nécropoles. Dans les oppida, il existait des espaces réservés au culte. Sur le site de Gournay-sur-Aronde (Oise) par exemple, le sanctuaire se composait d’un enclos séparant les espaces profane et sacré, du temple proprement dit, bâti sur poteaux, et de fosses où étaient déposé du mobilier, notamment militaire. Ces fosses contenaient, entre autres objets, des fourreaux d’épée qui avaient été pliés et des talons de lance portant des traces de mutilation rituelle. Cet exemple de dépôt militaire, même si on le retrouve dans d’autres sites, n’est peut-être pas représentatif des pratiques religieuses gauloises étant donné l’état encore peu avancé des recherches dans ce domaine. Mais il souligne tout de même les dimensions publique et politique du sanctuaire.

Les Gaulois croyaient en l’au-delà : leurs tombes le montrent. Les défunts étaient inhumés avec des objets de la vie quotidienne (instruments de travail ou armes) qui devaient les accompagner dans leur nouvelle vie. Les archéologues ont aussi découvert que certains individus étaient inhumés à part, comme les nouveaux nés. À Acy-Romance, on a mis au jour des tombes de jeunes hommes enterrés en position accroupie, la tête entre les jambes. Ailleurs, des silos à grains souterrains faisaient office aussi de tombeau, pour matérialiser l’union des mondes des vivants et des morts. En tout cas, ces exemples montrent l’existence d’une spiritualité gauloise.

L’écriture

Les Gaulois connaissaient l’écriture. De multiples découvertes archéologiques l’attestent. Par exemple, à Coligny (Ain) fut découverte une plaque de bronze ornée d’inscriptions datant du IIe siècle de notre ère qui était un calendrier gaulois couvrant une période de cinq ans. Mais le plus souvent, les inscriptions en langue gauloise qui ont été mises au jour ne consistent qu’en des textes assez courts. Les plus anciennes datent du IIIe siècle av. J.-C. Généralement, elles évoquent la vie quotidienne et sont fréquemment liées au sacré ou à des pratiques magiques.

Ce que nous révèlent aussi ces inscriptions, c’est que les Gaulois ne possédaient pas de système d’écriture propre. En effet, ils utilisaient les alphabets latin, grec ou étrusque. De nombreux noms et mots nous viennent du gaulois par le truchement du latin. On en a déjà évoqué quelques-uns plus haut, à propos des moyens de transport. On peut ici mentionner des toponymes comme Lyon, Nantua, Paris, Rouen ou Besançon qui sont issus du gaulois. Jœuvres (Loire) et Avrolles (Yonne) par exemple, tirent leur nom du gaulois briga qui signifie « citadelle ». Laudun (Gard) vient de dunon qui veut dire « forteresse ». En ce qui concerne les noms communs, les mots bouclier, glaive, lance ou javelot viennent aussi du gaulois, tout comme soc, jante, boisselier, tonnelier et charpentier.

Écriture, pratiques religieuses, artisanat, commerce… ce sont tous ces aspects de la civilisation gauloise que l’exposition de la Cité des Sciences invite à explorer. Afin de changer de regard sur des peuples finalement mal connus du grand public.

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Aller plus loin
AUDOUZE, Françoise et BUCHSENSCHUTZ, Olivier, Villes, villages et campagnes de l’Europe celtique, Paris, Hachette, 1989.
CÉSAR, Jules, La Guerre des Gaules, Paris, Les Belles Lettres, 1997.
DUVAL, Paul-Marie, Les Celtes, Paris, Gallimard, « L’Univers des formes », 1997.
GUILLAUMET, Jean-Paul, L’artisanat chez les Gaulois, Paris, Errance, « Hespérides », 1996.
GOUDINEAU, Christian (éd.), Religion et société en Gaule, Paris, Errance, 2006.
KRUTA, Venceslas, Les Celtes. Histoire et dictionnaire, Paris, Robert Laffont, « Bouquins », 2000.
MALRAIN, François et POUX, Matthieu (dir.), Qui étaient les Gaulois ?, Paris, La Martinière/Universcience Éditions, 2011 (catalogue de l’exposition « Gaulois : une expo renversante »).
MALRAIN, François, MATTERNE, Véronique et MÉNIEL, Patrice, Les Paysans gaulois (IIIe siècle-52 av. J.-C.), Paris, Errance, « Hespérides », 2002.
« La découverte des Gaulois » (dossier), in L’Histoire, décembre 2003, n° 282, pp. 33-55.

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